Je pense d'abord mes histoires en cinéma. Mais une fois le film terminé, je passe à des versions livres, parce que j'aime les livres, parce que c'est une autre vie pour mes histoires, parce que c'est une autre création, et parce que le livre a une nature accessible, à l'œil nu, à la main nue, qui fait défaut au film. Après le gros travail du cinéma, c'est encore un gros travail (on n'en finit jamais !), que j'assume complètement et qui me plaît. En général j'écris une "novélisation" comme je l'entends, avec quelques images, et j'établis des albums, où, contrairement au cinéma, j'obéis un peu (nombre de pages, de signes, d'illustrations) et travaille pour un public clairement enfantin, un domaine très défini dans l'Edition, que je fuis en cinéma… Ces livres ont eu quelque succès, et, sans que j'en sois conscient, le nombre d'exemplaires croît et dépasse largement le million et demi.